Trois étudiants racontent leur participation à l’école d’été et à la semaine de modélisation ESSIM

Laura Mendoza (LM) et  Ranine Tabaray (RT), toutes 2 étudiantes de Master à Strasbourg et Thomas Briffard (TB), étudiant de Master à l’UPMC-Paris 6, nous livrent leurs impressions à la suite de l’école d’été et de la semaine de modélisation ESSIM* qui se sont déroulées du 12 au 26 août dernier à Dresde, en Allemagne.

AMIES : Expliquez-nous le déroulement de la première semaine

Description : photo Thomas BriffardTB : La première semaine était composée de cours, au nombre de quatre. Nous devions en choisir deux parmi les quatre pour passer les examens à la fin de la première semaine. Ces cours sont surtout des approfondissements et/ou des applications de choses que l'on ne voit pas forcément à l'université (du moins pour ma part). Je pense notamment au cours sur la modélisation du système cardio-vasculaire humain, avec la présentation des problèmes d'interactions fluide-structure d'un point de vue numérique (sûrement le cours qui m'a le plus intéressé), ou encore l'application des équations d'advection diffusion aux problèmes de pollutions aériennes.

Photo Ranine Tabaray RT : La semaine de cours intensive était intéressante. C'était des maths différentes de celles qu'on apprend à l'université. Voir le coté "application" et ce qu’apportent les maths à la biologie, la chimie ou les sciences de l'environnement était très motivant.
L'examen qu'on a passé (ainsi que la semaine de modélisation qui a suivi) nous a permis de nous auto-évaluer scientifiquement mais aussi de comparer notre savoir et savoir faire par rapport à d'autres étudiants européens.

AMIES : Et la semaine de modélisation proprement dite ?

Photo Laura Mendoza

LM : Sans aucun doute, la semaine de modélisation fut la partie la plus importante. J'ai appris beaucoup plus que ce que j’aurais pu imaginer dans un si court délai. Il a fallu beaucoup de travail mais c'était une expérience extrêmement gratifiante. A la fin, je ne peux pas cacher que j'étais soulagée ... mais on a eu une forte cohésion de groupe, ce qui nous a rendus très dynamiques et donc les tâches semblaient moins lourdes.

TB : En effet,  la deuxième semaine, la "semaine de modélisation", était vraiment la plus enrichissante (et aussi la plus intensive). Le fait de travailler avec des étudiants venant de toute l'Europe est, je pense, incroyable et unique. Je travaillais pour ma part avec des étudiants allemand, bulgare, polonais et espagnol sur un problème de contrôle optimal, sur le chauffage optimal d'une piscine couverte. Un sujet qui fait à la fois intervenir optimisation et résolution numérique d'EDP, intéressant sur le plan théorique et numérique. Une instructrice autrichienne venant de l'université de Linz  était présente pour nous guider. La semaine s'est terminée par la présentation de notre travail devant les groupes (14 groupes de 5 ou 6 étudiants) et les instructeurs.

AMIES : Un mot sur l’ambiance et l’organisation 

TB : L'ambiance générale, que ce soit dans mon groupe de travail, ou avec les autres étudiants et même avec les instructeurs était excellente. J'ai eu l'occasion d'avoir des discussions et des échanges que je n'aurais jamais eu la chance d'avoir ailleurs, j'étais extrêmement content de ce point de vue. Une fois rentré en France, j'ai continué à entretenir de nombreux contacts avec les différents membres de mon équipe ainsi qu'avec notre instructrice, notamment pour la rédaction du rapport concernant le projet sur lequel on a travaillé tous ensemble.

RT : C'était une expérience enrichissante, aussi bien dans le cadre scientifique que dans le cadre social et relationnel, qui nous a permis de créer des liens professionnels (encadrants et enseignants) et amicaux.

LM : Mme. Antje Noack, notre interlocutrice de la part du TU de Dresde, s'est très bien occupée de la partie administrative et de notre réception à la guesthouse. Elle a toujours été très attentive et patiente et si l'organisation des deux semaines a été (presque) parfaite je  suis sûre que c'est en grande partie grâce à elle.

AMIES : Aucun regret ?

TB : Si, le seul petit bémol est en quelque sorte la sous représentation de la France à l'événement, qui faisait partie des pays les moins représentés avec 3 étudiants…

LM : … et la seule chose que je regrette c'est de ne pas l'avoir fait l'année d'avant.

AMIES : un mot de conclusion 

LM :  En résumé l'ESSIM a été un vrai défi et du travail intense mais c'était sans aucun doute la meilleure expérience que j'ai eue pendant l'année scolaire.

RT : Je conseillerais fortement tout étudiant de master à y participer

TB :  Au final, je suis très content d'avoir eu la chance de participer à cet événement, et je remercie AMIES d’avoir proposé de m’inscrire et de me donner un financement, sans lequel je n'aurais jamais pu payer les frais d'inscription et le voyage.

 

*European Summer School in Industrial Mathematics and Modelling Week, événement lié à ECMI, European Consortium for Mathematics in Industry